La paroisse St-Lambert de Corroy

L’Eglise Saint-Lambert

Corroy-le-Château

Au seuil de l'église, deux vénérables marronniers montant une garde vigilante depuis plusieurs siècles, vous accueillent. Datant de la fin du XIIe siècle ou début du XIIIe siècle, l'église de CORROY-LE-CHATEAU a subi certaines modifications au cours des siècles.

A son origine, elle possédait un chevet plat et trois nefs délimitées probablement par 5 piliers. La nef centrale était couverte d'un plafond plat tandis que le choeur était voûté en berceau et percé de trois fenêtres à lancette.

Les portes primitives se situaient dans les bas-côtés; elles furent remplacées au début du XVIIe par la grande porte en anse de panier. Construite en moellons et bâtie en forme de croix latine, l'église est divisée en trois nefs par six piliers massifs, sans piédestal ni chapiteau, sinon une légère arête de pierre qui délimite le sommet de chaque colonne.

La nef centrale prend jour au-dessus des collatéraux par des fenêtres du XVIIIe siècle. Les nefs collatérales, voûtées en arêtes, sont extrêmement basses et étroites; leurs voûtes, fortement inclinées vers l'extérieur, forment un quart de cercle et semblent servir d'arc-boutant à la nef centrale.

Le transept et le choeur sont terminés par des murs droits percés dans le transept d'une gracieuse fenêtre ogivale.

Le choeur, voûté d'arêtes, est éclairé par une longue et étroite fenêtre ogivale formée de deux lancettes sous oculus central. Elle est actuellement décorée d'un très beau vitrail non figuratif, dû au talent du peintre et maître verrier LONDOT, et comporte plus de 150 teintes différentes.

Un petit clocher s'élève entre le choeur et le transept; on y accède par une tourelle grimpant entre l'angle formé par ceux-ci.

Quatre contreforts droits et saillants soutiennent le choeur. Dans le choeur, on peut admirer le magnifique gisant en marbre noir, sculpté en ronde-bosse d'Alexis de NASSAU, Seigneur de CORROY-LE-CHATEAU et de FRASNES-LEZ-GOSSELIES, fils légitime de Henri, Comte de NASSAU, DILLEMBURG et de VIANDEN et d'Elisabeth de ROSEMBACK, sa cousine.

A côté de lui gît son épouse, Wilhelmine de BRONCKERS WATTEMBURG. Alexis de NASSAU mourut en 1550. Son épouse se remaria avec Jean de LANNOIS et ensuite avec Jean de CASEMBROOT, Seigneur de BECKERZELE. Ce dernier, Secrétaire particulier de Lamoral, Comte d'Egmont, joua un rôle important dans la révolution des Pays-Bas et il fut décapité sur ordre du Duc d'Albe en 1567. .

Sa veuve résida à Malines jusqu'à sa mort survenue après 1591. Elle rejoignit alors à Corroy son premier époux sous cette belle pierre tombale.

On admirera également dans l'église :

Classée en 1936, l'église a fait l'objet d'une restauration d'ensemble en 1962, sous la direction de S. BRIGODE.

Nous ne prétendons pas que notre église constitue une réalisation parfaite d'architecture équilibrée, mais plutôt un travail d'artisanat local d'après les hautes conceptions de l'époque.

Voici une liste de prêtres ayant desservi la paroisse de Corroy-le-Château à partir du début du XIVe siècle :

A partir de la création du diocèse de Namur jusqu'à la révolution française, les collateurs ont désigné comme curés de Corroy, des prêtres du clergé séculier

Depuis le début du XIXe siècle, voici les prêtres nommés à Corroy par l'évêché de Namur :

 

 Notes historiques

On ne connaît pas grand chose de l'histoire de notre église. Les chroniqueurs rapportent que St Norbert vint y prêcher en 1119 et qu'il réconcilia sur le parvis, des seigneurs qui étaient en litige. Eglise médiane, sous l'invocation de St Lambert, rangée dans le doyenné de Gembloux tant dans le cadre du diocèse de Liège que dans celui de Namur (à partir de 1561). Sa collation (nomination du curé) était partagée entre les abbés de Gembloux, de Floreffe, de Villers conjointement avec l'abbesse de Moustier-sur-Sambre et le curé de Villeroux. Des documents de 1773 substituent à l'abbesse de Moustier et au curé de Villeroux, le commandeur de Chantraine (Huppaye) de l'ordre de Malte et les curés de Loupoigne et de Baisy.

Le 17 décembre 1212, le Pape Innocent III confirme à l'abbaye de Floreffe la possession de son droit (indéterminé) sur l'église et la dîme de Corroy. Le 10 septembre 1275, Gérard, Seigneur de Villeret, lui lègue la dîme de Vissigny, dite aussi de Rinimont.

Le 8 novembre 1292, Godefroid, Comte de Vianden, et son fils Philippe cèdent à l'abbaye de Floreffe de nouveaux droits à Corroy.

Le ressort de la paroisse s'étendait au village de Corroy, mais en excluait le moulin qui ressortissait à celle de Bothey. La carte de Ferraris (1777) attribue toutefois le moulin et la ferme de Chenemont à la paroisse de Corroy. Outre l'église paroissiale, "il y a une chapelle au château, qui est à portée de l'église paroissiale, mais cette chapelle faisant partie du corps de logis ne sert que pour le maître et ses gens, la messe s'y disait seulement quand il y est" (31 août 1786). Ce château de Corroy construit à la fin du XIIe siècle ou au début du Xllle siècle (la première mention écrite du château remonte à 1312) entrait dans le système défensif du Duché de Brabant érigé contre le Comté de Namur. Il constitue un magnifique exemple de château de plaine remarquablement préservé jusqu'à nos jours.

 

Evolution architecturale de l’Eglise

Quelques dates.....

Fin XIIe et XIIIe : choeur et nefs de transition roman-gothique

XVIe : transepts

XVIIe : tourelle

1752 : voûtement de la nef centrale et du transept par des ogives en briques

XVIIIe : fenêtres de la nef centrale

XIXe : sacristies

1962-1963 : restauration par l'architecte S. Brigode

Dans le choeur.....

 

 

 

 

Dans la nef.....

 

A gauche dans le transept.....

 

 

 

A droite dans le transept.....

 

 

 

 

Quelques pièces remarquables