La paroisse Notre-Dame de Tongrinne

 

 

LA CURE

 

Le presbytère se trouve près de la place communale, un peu distant de l’église. Une tradition ancienne rapporte  qu’autrefois il était situé près de l’église et était occupé par des moines de Villers la Ville car cette abbaye était déjà patronne de la cure aux XIIe et XIIIe siècle.

 

La cure actuelle, avec son mur en pierre qui la clôture, a un peu les allures de ferme fortifiée. Un porche élégant, dont l’un des vantaux présente un judas grillagé, porte à la clef de l’arc en plein cintre, un écu daté de 1746 et orné de fleuron à la base.

 

Ce porche donne accès à une grande cour bordée de dépendances  anciennes, dont une datée de 1773. Le corps de logis, en briques chaulées a belle allure avec ses fenêtres à meneaux. Il renferme des plafonds ornés de stucs, deux cheminées anciennes et un magnifique escalier pourvu d’une rampe en chêne de toute beauté.

 

A gauche, la grange à la dîme existe encore.

 

Vers 1800, les bâtiments étaient encore couverts de chaume.

 

Il servit jadis de prieuré car au premier étage, des alcôves monastiques ont longtemps témoigné de son usage primitif.

 

Le dernier bibliothécaire de l’abbaye de Gembloux, dom Romuald Ypersiel était devenu, après la révolution française, curé de Tongrinne. Il avait emporté une partie des richesses dont il avait la garde. A sa mort, le 4 juillet 1849, ses héritiers vendirent en vrac les manuscrits et les livres dont ils ne soupçonnaient pas la valeur aux boutiquiers des environs pour servir d’emballage à leurs marchandises diverses. C’est ainsi que le docteur Bande de Gembloux, trouva chez un marchand de tabac un lot de documents précieux qu’il s’empressa d’acquérir pour une couronne. Il eut la joie de découvrir le manuscrit autographe de Sigebert écrit de 1101 à 1106. Son fils l’offrit en 1840 à la Bibliothèque Royale de Bruxelles où il est conservé avec un soin jaloux

 

Le presbytère est site classé depuis le 10 août 1982 et a été restauré en 2003.

 

Depuis 1984, la maison est habitée par les sœurs de la Providence de Saint André de Peltre (près de Metz) : Dominique et Jacqueline.

 

Elles ont donné le nom de « Béthel » (maison de Dieu) à leur communauté. Elles participent activement à la vie de la paroisse et du village.