La paroisse Notre-Dame de Tongrinne

 

 

LA FERME FORTIFIEE

 

Au XVIème et XVIIème siècles, le pays devint le champ de bataille de l’Europe. Les armées de mercenaires, mal ravitaillées, vivent de réquisitions, de pillages et de rapines. Les soldats en maraude, amis ou ennemis, devinrent la terreur des paysans.

C’est de cette période de troubles que datent nos fermes fortifiées construites pour résister aux coups de main des pillards. Les bâtiments sont édifiés en matériaux durables et disposés en carré autour d’une tour centrale. Les murs extérieurs, percés de meurtrières et renforcés de tours d’angle aux endroits vulnérables, assuraient la protection de la population qui s’y réfugiait. L’alerte était donnée, à l’aide d’une corne, par des guetteurs placés dans la tour de l’église ou dans la plus haute tour des environs.

La vieille ferme a conservé, en partie, son aspect d’autrefois.

En 1803, les bâtiments de gauche furent exhaussés ainsi que le prouve l’inscription gravée dans une pierre encastrée dans le mur « Fait par Elle de Cornet de Lesse par Brigotte, maçon, l’an 1803 ».

Vers 1820, furent élevés le château actuel et la tour d’entrée, coiffée d’une flèche bulbeuse. Des tours cylindriques, en moellons bien taillés et solidement assemblés, existent encore à peu près à égale distance de l’entrée. Ces tours sont coiffées de toitures polygonales du XVIIIème.